Le pouvoir de l’amour sur la santé

Ah l’amour… Un des sentiments les plus partagés et controversés de tous les temps. Le mot magique. Pour la nature, les animaux, une maman, un enfant, un admirateur, un ami, un amant… et pourtant, on connait peu l’impact de l’amour sur la santé dans un monde de plus en plus stressant. Et quel impact ! Il est tel qu’on pourrait prescrire à l’hôpital des comprimés et beaucoup d’amour… sait-on réellement ce qu’il peut avoir comme effets incroyables sur la santé d’un être humain ? Et si l’amour était une panacée ? Et si le facteur n° 1 de notre santé physique et mentale s’appelait l’amour ?

1- L’amour : une drogue ?

Qu’on soit un grand romantique ou un amoureux sceptique, on « aime » tous se sentir aimés et on est toujours troublés par ce que l’on devient lorsqu’on est amoureux. Ah oui ! Tomber amoureux, c’est un peu comme prendre une dose de cocaïne ! Les deux expériences affectent le cerveau de manière similaire en déclenchant une sensation semblable d’euphorie. Évidemment, il est préférable d’être accro à sa moitié plutôt qu’à une drogue.

2- Quand la biologie devient romantique

L’amour est le résultat d’une mécanique complexe car lorsqu’on aime, notre cerveau déclenche, module et active un système de circuits de neurones via des messagers chimiques appelés neurotransmetteurs, qui activent, ralentissent ou bloquent certaines voies de communications nerveuses, afin de permettre au cerveau de s’adapter aux stimulations extérieures, et de modifier nos comportements en conséquence : faire savoir que l’autre nous plaît, nous indiffère, nous séduit… Ces réseaux de neurones constituent le système limbique, aussi appelé «  cerveau émotionnel».
Au cœur de l’envie d’entrer en relation avec l’autre se trouve un messager essentiel du cerveau : la dopamine, véritable hormone du désir, du plaisir et de la motivation, libérée notamment lorsque nous nous livrons à une activité agréable; elle permet de passer l’étape de stress initial. L’acteur central de cette réponse involontaire de nos organes, que l’on ressent, littéralement, dans nos tripes, se trouve au cœur du cerveau : c’est l’hypothalamus. Cette petite région de la taille d’une noisette est impliquée dans des fonctions physiologiques, telles que le sommeil, les sensations de faim et de soif, le sommeil, ou encore la régulation de la température corporelle. Lors de la rencontre, c’est l’hypothalamus qui envoie aux glandes surrénales le signal de production de noradrénaline et d’adrénaline.

3- La physiologie de l’amour passionnel

La libération de dopamine commande le comportement de désir et freine, en partie, le cerveau du jugement. Conséquence : le premier soir, on est fou amoureux et l’autre ne possède aucun défaut. Ce comportement, qui frôle parfois l’obsession, active le circuit cérébral du désir, ce qui se manifeste par des conduites souvent compulsives : on ne cesse d’appeler son ou sa partenaire, on est impatient. Le désir est à son maximum.
Toutefois, vite, cette phase s’estompe, car la relation amoureuse permet l’arrivée de la récompense : le plaisir partagé. Celui-ci peut se conjuguer de différentes manières, baiser, étreinte, rencontre empathique, relation sexuelle… Le cerveau active alors un circuit baptisé «  désir-plaisir ».

4- Sexe et orgasme

Si la relation déclenche une relation sexuelle, celle-ci met en jeu un cocktail chimique : testostérone et dopamine se conjuguent, chez les deux partenaires, pour déclencher l’acte sexuel. La mécanique de l’acte n’est commandée que par quelques neurones situés dans l’hypothalamus : «  la cave aux plaisirs » ! Lors de l’orgasme, le lobe de l’insula, situé près du cerveau des émotions, un carrefour de l’intégration de multiples informations sensorielles, se met à activer fortement tout un réseau de neurones. On assiste alors à un véritable orage électrique : l’extase érotique.

5- L’amour calme

Une fois le couple formé, une intimité s’établit et le cerveau active les circuits du plaisir. Il inhibe toute réaction de stress, et favorise une relation calme, apaisée, mais encore mêlée de désir. Le principal messager chimique déclencheur est l’ocytocine, véritable hormone de l’intimité, hormone de l’amour et de l’attachement, qui désinhibe et booste la confiance en soi. Mais elle peut aussi provoquer jalousie et agressivité comme l’alcool. Elle supprime le stress, et active à son tour des hormones libérées par différentes régions du cerveau pour percevoir le plaisir : les endorphines, l’anandamide et la sérotonine.
Saviez-vous que l’anandamide est une substance naturelle du cerveau dont le cannabis mime les effets ? Elle supprime la mémorisation des faits déplaisants et procure un sentiment d’extase et de plaisir.
Quoi qu’il en soit, à la passion, qui s’épuise après quelques années, succède un comportement de confiance, d’empathie et de relation longue : c’est l’amour des couples qui dure. Confiance et empathie, qui alternent avec la tendresse, stimulent et maintiennent une libération régulière d’ocytocine, véritable messager cérébral de l’attachement. Ses effets positifs, qui réduisent le stress, stimulent la communication et l’empathie, participent à la perception d’un ressenti de bonheur.
Ainsi, la passion amoureuse repose sur un subtil équilibre entre de nombreuses molécules, dont les récepteurs fonctionnent différemment chez chaque être humain. C’est pour cela que l’on n’aime pas de la même façon, avec la même intensité, en même temps.

6- Les bienfaits de l’amour sur la santé

Le taux de stress diminue et le système immunitaire se renforce lorsqu’une personne est amoureuse.
L’amour favorise le développement harmonieux des émotions, en plus de façonner la croissance et la maturation du système nerveux la croissance des cellules nerveuses.
Les actes d’attention comme prendre l’élu (e) de votre cœur par la main, regarder sa photo, aiderait à soulager la douleur physique.
Percevoir l’amour existant entre les êtres stimule notre système immunitaire.
Contempler, même passivement, le spectacle de la sollicitude et de l’amour nous fait du bien.

7- Quelques chiffres étonnants

Selon une étude américaine, 100 % de ceux qui n’ont jamais été aimés par leurs parents tomberaient gravement malades.
Quand on se sent aimé par son conjoint, on court 50 % moins de risques d’attraper une angine de poitrine.
Les gens mariés vivent 30 % plus longtemps que les célibataires
– Les femmes qui se sentent seules courent trois fois et demie plus de risques, sur une période de dix-sept ans, de développer un cancer du sein, des ovaires ou de l’utérus.
– Les gens mariés tombent en moyenne deux fois moins malades et ont une longévité de 30 % supérieure à celle des célibataires.
– Parmi les survivants de crises cardiaques, ceux qui vivent seuls risquent deux fois plus de mourir dans l’année qui suit, et trois fois plus si leur isolement est tel qu’ils n’ont personne à qui se confier.
– Les personnes de plus de 55 ans ont montré que l’espérance de vie de ceux qui se sentaient affectivement entourés était deux fois plus grande que pour ceux qui se sentaient seuls.
– Pouvoir se confier, c’est multiplier par deux son espérance de vie.

Le saviez-vous ?

  • Un simple baiser permet de brûler 12 calories. Trente minutes d’ébats sexuels vous feront perdre entre 200 et 500 calories, selon l’intensité déployée. Lors de l’orgasme, le rythme cardiaque augmente, comme si vous aviez grimpé trois étages…
  • Savez-vous pourquoi on raffole de chocolat lorsqu’on est en manque d’amour ?
    Le chocolat contient des doses d’amour
    Véritable hormone du « coup de foudre », la phényléthylamine est une molécule proche des amphétamines. Lorsque vous êtes amoureux, la machine s’emballe, et votre cerveau en produit davantage. On la trouve également, à petites doses, dans le chocolat. C’est d’ailleurs grâce à cette molécule qu’il est connu pour être un antidépresseur naturel. C’est pour cela que les célibataires sont parfois si friands de chocolat qui compense quelque peu le manque d’amour.
  • Savez-vous que l’homme en amour voit sa production de testostérone diminuer alors qu’elle augmente chez la femme amoureuse ?

En résumé, aimer ça fait du bien. L’empathie, la bienveillance, les attentions réciproques et le sentiment de sécurité présents dans la relation affective jouent un rôle important sur la santé physique et mentale. Quelle que soit la forme d’affection qu’un individu éprouve (amour, attachement ou désir), elle le rend meilleur. En effet, l’amour rassure l’individu, le valorise, le rend plus créatif. Ce sentiment permet de développer la tendresse, la générosité, le goût de la découverte et le désir d’apprendre. Nous devenons ainsi de meilleures personnes, capables de mieux vivre en société. À contrario, l’absence d’amour pousse parfois les gens à s’isoler, à s’enfermer dans des habitudes néfastes.

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Alors, aimez, laissez-vous aimer, et excellente santé !!

4 commentaires sur “Le pouvoir de l’amour sur la santé

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